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Entretien
avec les Énergies
du Maître Saint-Germain
S'unir aux idéaux,
se libérer des désirs
Le
23 janvier 2006
Montréal (Québec)
Maître
et Disciple de vous-même, accueillez notre Amour.
S’il
vous sied, fermez vos yeux, et derrière vos yeux clos,
respirez consciemment. Inspirez la Lumière, inspirez la
Connaissance subtile jusqu’au plus profond de votre Être,
et à l’expiration, abandonnez vos tensions, abandonnez
vos préoccupations. Autorisez tout votre Être à
se détendre. Ne soyez plus dans l’attente d’information,
de connaissances extérieures intellectuelles. Permettez
à votre Être de rencontrer sa véritable vibration.
Inspirez
profondément dans la conscience que le souffle qui vous
pénètre éveille en vous les connaissances
cellulaires, stimule votre vibration, dans la conscience que ce
souffle est en soi la présence de toutes les formes de
vie qui se manifestent à l’intérieur de vous.
Après l’inspiration, suspendez le souffle quelques
secondes afin de permettre à ce que, par ce souffle, la
vie sous toutes ses formes puisse s’imprégner dans
vos cellules, puis expirez longuement, sans effort, dans la conscience
que le souffle que vous rendez est votre offrande à la
vie, car il porte vos vibrations, votre connaissance, votre lumière,
votre teinte particulière.
Ainsi,
lorsque vous inspirez, vous accueillez la vie. Elle éveille
en vous votre essence et, lorsque vous expirez, vous offrez à
la vie ce que vous êtes : votre essence. La respiration
consciente permet à l’Être de s’unir
à lui-même et à la vie sous toutes ses formes.
Elle permet à l’Être de ressentir un espace
d’intimité qui se crée en lui. Elle permet
à un monde réel, vibratoire de renaître, et
au calme et à la paix profonde d’émerger dans
cet espace d’intimité.
Tant
et aussi longtemps qu’un Être n’autorise pas
cet espace d’intimité, alors sa recherche est extérieure
et vaine. Respirez consciemment, et goûtez votre présence,
votre vibration. Voguez dans cet univers intérieur qui
permet à l’Univers tout entier de se manifester.
Autorisez-vous, pour un moment, à ne plus chercher mais
à être, comme si plus rien n’avait d’importance
que votre Être vibrant dans l’Univers.
Dans
cet état de disponibilité à vous-même,
alors l’inspiration profonde se présentera. L’inspiration
réelle est en soi une vibration qui guide l’Être
à s’exprimer dans cette incarnation, donc à
faire ses choix d’expression en relation avec sa nature
véritable, universelle, et en relation aussi avec son essence,
ce qu’il est véritablement, son individualité.
L’inspiration peut être présente lorsque l’Être,
lui, est présent, à l’Univers, au subtil,
à la lumière. Cette inspiration sera un guide véritable.
C’est
ainsi que l’Être peut redevenir Maître et à
la fois Disciple de lui-même, car aucun Être ou aucune
force dans cet Univers ne peut pour vous créer cet espace.
Si les Êtres autour de vous, qu’ils soient vivants
ou qu’ils soient de lumière, peuvent, par leur vibration,
stimuler votre sensation, votre reconnaissance, vos aspirations,
ils ne peuvent pas pour vous créer la disponibilité.
Il faille que l’Être autorise cette disponibilité,
et si souvent, vous pouvez observer les Êtres recherchant
autour d’eux, à l’extérieur d’eux
les informations, les connaissances qu’ils pourraient utiliser
pour transformer leur vie, et certes, ces connaissances existent.
Toutefois, quelles sont ces connaissances qui sont justes pour
chacun des Êtres?
Comment
l’Être peut-il reconnaître à l’extérieur
de lui ce qui est juste? « Il le reconnaîtra –
direz-vous – par une sensation, une perception, une intuition,
une inspiration ». Or, ces sensations, perceptions, inspirations
ne peuvent être réelles si l’Être n’est
pas au tout début dans cette autorisation de se ressentir
lui-même. En d’autres termes, l’extérieur
n’est pas vain. L’extérieur est fort utile
à l’Être, tant pour lui transmettre des éléments
que pour l’appeler vers une voie, mais les sollicitations
de l’extérieur sont si nombreuses qu’il faille
que chaque Être puisse distinguer, discerner ce qui fait
sens, ce qui est juste de ce qui ne l’est pas.
Or,
chacun d’entre vous a pu expérimenter maintes fois
le discernement et la difficulté que ce discernement présente,
en retrouvant que seule la présence à soi-même
permettra à ce discernement d’être tout à
fait juste, car le discernement de l’un, entre différentes
voies pour ressentir la sienne, est fort différent du discernement
de l’autre, vers une autre voie ou vers la même. Chaque
Être est différent, bien que sa nature soit universelle.
Nous
allons, en ce jour, nous entretenir d’idéaux et de
désirs, et bien sûr, ces thèmes sont présents
au cœur d’une voie réelle de transformation
de l’Être. Or, lorsqu’un Être ne s’est
pas rendu disponible à lui-même, alors il ne saisira
pas comment les désirs peuvent l’entraîner
vers sa destruction. Il ne pourra pas entendre. Il aura de la
difficulté à comprendre. Il ne pourra pas discerner,
même, souvent, la différence entre l’idéal
et le désir.
En
ces termes, nous entendons que, déjà, pour qu’un
Être choisisse de se libérer de ses désirs
pour s’unir à ses idéaux, il faille qu’il
se soit autorisé à rencontrer sa vibration. Il faille
qu’il ait déjà intérieurement choisi
d’être disponible dans une voie vers la maîtrise,
dans une voie de réalisation, car sinon, il interprétera
au premier niveau que la libération de désirs consiste
à une voie d’ascétisme, une voie de restriction,
une voie sévère et qui l’entraîne dans
une solitude, ce qui serait une interprétation faussée
associée à ses désirs.
Au
contraire, d’entrée de jeu, nous vous dirons : Soyez
rassuré. Nous n’allons pas tenter de vous convaincre
d’éliminer de votre vie ce qui vous offre des joies
du quotidien, et même certaines satisfactions du quotidien.
N’ayez crainte, il ne s’agit pas que vous deveniez
des ascètes pour redevenir des Maîtres. Au risque
de vous étonner, et même au risque de vous choquer,
nous vous dirons : Au contraire, nous allons vous suggérer
de redevenir des esthètes, des Êtres qui peuvent
jouir de la vie sous toutes ses formes, car le Maître n’est
pas un Être solitaire qui, dans sa hutte ou dans sa grotte,
tente de faire le vide pour ne plus souffrir en attendant le paradis.
Au contraire, le Maître est un Être qui, dans sa voie,
va goûter chaque instant de cette vie incarnée, en
retirer des joies réelles, et même davantage, des
extases, et pour ce faire, il n’aura pas à s’éloigner
de tout ce qui permet à l’Être de ressentir
la vie.
Vous
voilà rassuré, espérons-nous. Détendez-vous!
La
libération des désirs ne consiste pas à éliminer
ce que vous entendez comme joies du quotidien, au contraire. Nous
allons ensemble observer les désirs comme ces éléments
qui apportent les tensions, apportent les contractions, créent
les douleurs, et même les déséquilibres et
la destruction des Êtres. Le désir n’est pas
ce qui apporte la sensation joyeuse et agréable.
Souvent,
les Êtres semblent refuser une voie de conscience spirituelle,
car ils identifient cette voie à un refus de tout ce qui,
dans leur vie, jusqu’à maintenant leur a offert des
plaisirs, pour aller vers ce qu’ils n’ont pas encore
rencontré et qui devrait leur offrir une joie extatique.
Alors, tant et aussi longtemps que l’Être se voit
proposer une extase ultime inconnue contre des joies réelles
connues, vous direz : « N’est-ce pas naturel qu’il
ait une hésitation? »
Bien
sûr que lorsque l’Être entre dans une voie de
souffrance, d’insatisfaction et de déséquilibre,
le voilà plus disposé à observer ou à
comprendre ou à identifier la source de ses douleurs. Chacun
d’entre vous, dans cette incarnation et dans d’autres,
a connu des douleurs, et nous vous dirons : « N’est-ce
pas suffisant? N’avez-vous pas suffisamment connu d’inconforts
et de douleurs pour vous permettre d’aller vers des choix
sans qu’ils ne soient imposés par de nouvelles douleurs?
»
Vous
savez, chères Âmes, les Êtres humains ne sont
pas venus sur cette Terre pour vivre la douleur. Il y a quelques
méprises qui furent transmises abondamment dans ce monde.
Certains ont transmis qu’il faille souffrir pour gagner
des moments de joie, pour mériter un paradis. Or, ces Êtres
étaient aussi des hommes et la souffrance dont ils parlaient
était soit une forme de soumission à leur propre
pouvoir ou associée à une incompréhension
de la nature même de ces souffrances.
En
d’autres termes, les Êtres qui ont transmis que, sur
cette Terre, il fallait souffrir afin d’épurer les
péchés ont soit mal saisi la nature même de
la souffrance ou soit voulu assujettir les Êtres. Or, cette
ère est terminée. L’humanité a suffisamment
souffert et peut se présenter, maintenant, dans une nouvelle
disponibilité à comprendre quelle est la source
de la souffrance, ses attachements ignorés et quelle est
la voie réelle de la joie pure, son expression réelle,
souvent aussi ignorée.
Il
faille bien que nous puissions nous entendre sur le terme désir.
Le désir est associé à un ensemble d’éléments
sur lesquels un Être projette la source ou la stimulation
d’un bonheur. En d’autres termes, lorsqu’un
Être porte en lui des désirs, c’est qu’il
a, consciemment ou inconsciemment, identifié que l’obtention,
l’acquisition, la présence des éléments
qu’il désire dans sa vie permettront une joie, un
bonheur. Il s’agit donc d’une projection. Il projette
son attente de joie vers un élément, et cet élément
peut être un objet, un Être, une forme de vie.
Donc,
associée au terme désir, il y a une projection et
donc, naturellement une forme d’attente, dans cette projection.
Nous entendons, par projection, qu’il y a dans le désir
une pensée associée à ce que l’élément
désiré puisse, par son pouvoir, créer un
environnement intérieur différent. L’Être
projette son pouvoir sans s’en rendre compte, souvent, ou
il accorde un pouvoir véritable à l’objet
ou aux objets de ses désirs.
Donc,
il y a une projection et une attente, et bien sûr, s’il
y a une attente, il y a un risque de dépendance, bien que
ce terme ne soit pas doux à vos oreilles. Les Êtres
n’aiment pas ce terme de dépendance, et qu’il
en soit ainsi. Moins ils l’aimeront, et plus ils pourront
être vigilants. Or, il y a certes un risque de dépendance
aux objets des désirs, mais aussi aux désirs eux-mêmes,
car certains vont pouvoir continuer leur route dans cette vie,
continuer leur sensation de vivre, non pas parce qu’ils
ont obtenu la satisfaction de leurs désirs, mais parce
que les désirs sont si présents qu’ils offrent
une sensation de nourriture.
En
d’autres termes, leur espoir est dans leurs désirs,
et même s’ils n’ont pas obtenu de réponse
à ces désirs, ils auront peur que s’il n’y
avait plus ces désirs, il n’y aurait plus rien. Alors,
ils sont donc attachés ou en dépendance de ces désirs
pour pouvoir continuer à vivre. Alors, le désir
est associé à un espoir. Vous voyez? Donc, projection,
attentes, dépendance, espoir.
Lorsque
l’Être est véritablement dépendant d’un
désir, il vaille peut-être mieux qu’il n’obtienne
pas ce désir, parce qu’il pourrait être fort
déçu. Et s’il vit d’espoir et que le
désir se manifeste et qu’il est déçu,
désillusionné, que reste-t-il? Il n’a ni le
désir – puisqu’il a été comblé
– et à la fois, ce qui l’a comblé, le
désir, n’a pas comblé l’Être.
Alors, vous serez certainement étonné, dans votre
parcours, d’observer des Êtres qui ont des désirs
qu’ils ne veulent pas combler parce que, intérieurement,
et peut-être même inconsciemment, ils savent que le
désir comblé risquerait de les décevoir.
Il
y a tout un environnement associé aux désirs qui
entraîne l’Être dans une forme d’emprisonnement
de lui-même et d’illusion. Il est donc important que
l’Être puisse comprendre mieux cette notion de désir.
Alors, nous allons vous proposer d’observer ensemble ce
que sont les désirs, ce que sont les idéaux, afin
de pouvoir mieux, par la suite, inscrire quelles sont les façons
de se libérer de ces désirs pour mieux s’unir
à ce qui inspirera l’Être de façon équilibrée,
les idéaux.
Mais
bien sûr, si souvent, vous avez lu ou entendu : «
Libérez-vous de vos désirs qui vous assaillent,
vous avilissent, vous alourdissent et vous détruisent ».
Si la proposition est claire dans sa formulation, il faille comprendre
aussi pourquoi, quelle est la nature des désirs, qu’est-ce
qui les fait naître et pourquoi il faille s’en départir.
Sinon, cela devient un ordre ou une proposition vers l’inconnu,
et tant que l’Être fait face à l’inconnu,
il lui faudra de grandes souffrances pour changer. Cela est tout
à fait naturel, et il ne faille pas le juger.
Face
à l’inconnu, pourquoi un Être s’y dirigerait-il,
alors qu’il y a des voies plus connues? La seule raison
pour laquelle l’Être irait vers l’inconnu est
que le connu est trop souffrant. N’est-ce pas normal? N’est-ce
pas indéniable? Si vous avez une vie joyeuse, confortable,
satisfaisante, amoureuse, lumineuse, pourquoi changeriez-vous?
Même si l’on vous disait : Vous aurez un peu plus
d’amour, un peu plus de lumière. Si vous êtes
comblé dans l’amour et la lumière, vous ne
changerez pas. Vous allez changer si vous n’êtes pas
comblé.
Et
comment sentirez-vous que vous n’êtes pas comblé?
Parce que vous êtes inconfortable ou parce que vous êtes
dans un déséquilibre ou dans une douleur. Cela est
naturel. Cela ne signifie pas qu’il faille vivre la douleur.
C’est pourquoi nous vous disons déjà : Chacun
d’entre vous a suffisamment d’expériences associées
aux désirs pour mieux comprendre quelle est leur nature.
Lorsqu’un
Être se présente sur cette Terre, il porte en lui
une fibre universelle et à cause de celle-ci, donc de sa
nature universelle, il est naturellement un Être en mouvement
et dans un mouvement créateur. Chaque élément
de l’Univers est en soi une cellule, une cellule photolumineuse
en mouvement, et ce mouvement fait en sorte que le monde et l’Univers
se transforment continuellement. C’est cela, la création
perpétuelle.
Comme
chaque particule de l’Univers est en mouvement, l’Univers
n’est jamais terminé. Il se crée et se recrée
continuellement. Comme un Être humain est un ensemble de
particules lumineuses, un ensemble de cellules, il est par nature
et par définition lui aussi en mouvement, à se transformer
continuellement, et sa transformation est sa création à
lui et aussi son apport à une création perpétuelle.
Tant et aussi longtemps qu’un Être humain est identifié
à son corps sur cette Terre, alors il aura de la difficulté
à abandonner, à lâcher prise des satisfactions
qui ne sont que corporelles ou limitées.
C’est
pourquoi, si souvent, nous vous rappelons que vous êtes
des cellules lumineuses en mouvement, que vous êtes créateur,
que ce qui permet une joie véritable en vous, un bonheur,
c’est ce mouvement libre de l’Être, cette création
jamais terminée, cette transformation continue, alors que
lorsque vous voulez arrêter le mouvement, arrêter
le temps, arrêter la création, vous diminuez ainsi
votre rythme vibratoire, vous créez des alourdissements,
des cristallisations, des inconforts.
Si
l’Esprit même peut s’enfermer, le corps, lui,
peut se cristalliser et créer des souffrances, psychiques
et physiques, associées à une réduction du
mouvement, à une fausse interprétation que la joie
est associée à un état fixe, alors qu’au
contraire, la joie réelle d’un Être est son
mouvement continu, sa transformation continue. Il est intéressant
de le saisir.
Actuellement,
dans ce monde, le rythme vibratoire est en accélération
continue et ce monde est en transformation. Vous pouvez l’observer
plus que jamais auparavant. L’Être humain dans son
individualité a à être disponible à
cette transformation et tenter de reconnaître que, dans
cette transformation, il y a sa liberté, et non pas sa
soumission. Cette dernière s’inscrit davantage dans
un état de fixation. Il est soumis à ses propres
états, lorsqu’il est en arrêt. Donc, toute
la perspective du bonheur est associée à un mouvement
continu de transformation, d’évolution, et donc de
création.
Lorsque
l’Être humain vient sur cette Terre, bien sûr
parce qu’il s’incarne, parce qu’il s’associe
à un corps, parce qu’il s’associe à
la matière, il y a un risque, un piège qu’il
s’y identifie, et vous reconnaîtrez que le piège
fut rencontré par plusieurs autour de vous! Il est donc
important que les Êtres humains entre eux puissent se reconnaître
comme étant universels, et cette reconnaissance des Êtres
permet à chacun d’éviter le piège de
l’identification à son corps, donc d’éviter
le piège de la recherche de l’amour associée
simplement à son corps ou à sa personnalité.
En
d’autres termes, le point central permettant à l’Être
d’évoluer vers la joie, est cette compréhension
que l’amour qu’il recherche, qu’il veut ressentir
et qu’il peut obtenir est en soi une reconnaissance de tout
son mouvement créateur et universel, et non pas un regard
sur sa personnalité, ou encore moins son corps, comme étant
appréciée d’un Être ou de plusieurs.
Toute la nuance est dans cette compréhension et cette sensation
de l’amour.
Est-ce
que l’Être se sent aimé par ce qu’il
fait, par ce qu’il est dans son action, dans son corps,
dans ses tentatives de satisfaire les autres ou est-ce qu’il
se sent aimé par ce qu’il est, parce qu’il
est réel, en mouvement, universel, parce qu’il est
lumineux? Chaque Être humain recherche bien sûr cet
amour. Pourquoi? Parce que l’amour, c’est la sensation
d’union, c’est la sensation de présence à
la vie, d’inscription, nous dirons même de fusion
dans la vie. Lorsque l’Être humain s’incarne,
il a l’impression qu’il est divisé, identifié
à un corps, et il veut bien sûr retrouver cette sensation
profonde d’être uni à la vie. Alors, il recherche
l’amour reconnaissance de ce qu’il est, c’est-à-dire
qu’il est universel, aimé par ce qu’il est.
Or,
ce sont les Êtres humains qui vont offrir cette reconnaissance
aux autres Êtres humains. Bien sûr, chaque Être
peut aller retrouver au plus profond de lui-même cette connaissance
d’être universel. Il peut aller retrouver au plus
profond de lui-même cette sensation d’être lumière.
Toutefois, lorsque les Êtres humains, ensemble, sont dans
cette conscience, cette recherche individuelle de sensation de
l’universalité est beaucoup plus simple, est facilitée.
Alors,
des Êtres veulent être aimés. Voilà
le point de départ. Les Êtres humains veulent être
aimés et vont rechercher cet amour dans le regard des autres.
Le regard qui se pose sur quoi? Sur leur lumière en mouvement
ou sur leur corps et leur personnalité, leurs agissements
ou sur leurs tentatives de les satisfaire? Voilà les questionnements
qu’un Être doit se poser intérieurement.
Que
tente-t-il d’exprimer dans cette incarnation? Tente-t-il
d’exprimer par ses mouvements, ses paroles, ses gestes,
ses actions certains éléments recherchés,
attendus par d’autres pour obtenir leur regard amoureux,
ou tente-t-il d’exprimer la vie, la beauté de l’Univers
sur cette Terre à sa façon afin de reconnaître
à l’intérieur de lui une véritable
vibration, une véritable pulsion? Voilà le véritable
questionnement de chaque Être.
Bien
sûr, ce questionnement, à la fois le plus important
et le plus libérateur pour l’Être, est certes
confrontant pour chacun des Êtres. Il le confronte à
ses choix passés et à ses choix actuels. De là,
nous vous dirons qu’il est fondamental, pour qu’un
Être puisse se libérer de ce qui l’emprisonne,
qu’il choisisse de ne pas se culpabiliser quelles que soient
ses découvertes.
Dès
qu’un Être se juge, s’évalue et se rend
coupable, il ajoute un poids. Afin de pouvoir survivre au poids
de son propre regard sur lui-même, il pourra tenter de fermer
ses yeux, de faire fi de ce qu’il est, et ce faisant, alors
il n’a pas l’impression de se juger, mais il porte
tout de même un inconfort, et d’autre part, en fermant
les yeux, il résiste à sa véritable transformation.
Il
est donc important que chaque Être s’autorise à
ne pas se juger. Toutefois, le non-jugement et la non-culpabilité
ne signifient pas la complaisance, c’est-à-dire l’autorisation
à toutes les voies distorsionnées, à toutes
les distractions, à toutes les formes de compensation.
Le non-jugement et la non-culpabilité sont une forme d’amour
et de respect de l’Être envers lui-même. C’est
une forme de compassion. La compassion ne signifie pas qu’il
n’y aura pas de transformation. C’est une compréhension
profonde qui permet à l’Être de continuer son
chemin.
Observez
les moments de votre vie où vous fûtes jugé
de l’extérieur et voyez comment cela altère
votre capacité d’avancer et de changer, comment cela
vous contracte. Imaginez une situation dans un cadre professionnel,
par exemple, ou dans un cadre affectif. Lorsque vous recevez un
jugement et que vous devenez coupable, vous voilà fort
hésitant à poser le prochain pas. Lorsque cette
évaluation provient de vous-même, elle est beaucoup
plus terrible. Pourquoi? Parce que, inconsciemment, votre Être
sait que s’il n’est pas dans le respect profond de
lui-même, si lui ne peut pas s’aimer, qui le pourra?
Bien
sûr certains Êtres ont de la difficulté à
s’aimer. Vous en connaissez quelques-uns, certains intimement.
Difficulté. Mais plus le jugement augmente, plus le déni
de l’Être augmente, et plus il y a cette forme de
sclérose, d’inaction, de difficulté de transformation.
Alors, entre le non-jugement et la complaisance, c’est-à-dire
l’acceptation insouciante, naïve et béate d’aspects
de l’Être l’entraînant dans la distorsion,
il y a bien sûr une voie du milieu, c’est-à-dire
une compréhension de l’Être et une disponibilité
à changer progressivement. Voilà l’espace
entre la culpabilité et l’insouciance, l’autorisation
de se transformer progressivement.
Voilà
que nous sommes simplement dans une introduction. Il nous faille
bien comprendre l’Être humain dans ce qu’il
est, comprendre son mouvement et ses appréhensions, avant
de l’amener à observer ses désirs et avant
de lui suggérer de s’en libérer. Sinon, il
n’y aura que des résistances à cette voie.
Or, quelle est la nature profonde des désirs? Comment naissent
les désirs? Rappelez-vous que nous n’entendons pas,
par désirs, cette pulsion véritable à vivre
le bonheur, la joie pure et l’extase. Nous entendons, par
désirs, la projection du pouvoir d’un élément
à créer ce bonheur, ce qui est fort distinct.
Pourquoi
un Être projetterait-il vers un élément ce
tel pouvoir de créer en lui une joie ou un bonheur? Parce
que l’Être est intérieurement conscient. Même
si, intellectuellement ou mentalement, il est inconscient, cellulairement,
il porte la conscience que sa joie et son bonheur sont réellement
dans une forme d’union de lui-même à ce qui
vit autour de lui. Nous vous l’avons exprimé dans
d’autres mots, précédemment.
Donc,
comment pourrait-il s’unir ou sentir qu’il est uni
à la vie autour de lui? En observant cette vie et en ressentant
ses inspirations pour s’exprimer et créer, de telle
sorte qu’il sente qu’il en fasse partie intégrante.
Cela est naturel, n’est-il pas? Or, lorsque l’Être
observe cette vie, lorsqu’il commence sa vie, que capte-il?
Il va capter des attentes des Êtres autour de lui, de son
environnement, des attentes de sa conformité, des attentes
de son expression. En d’autres termes, autour de lui, quel
que soit ce autour de lui, il y a une projection vers lui. Voilà
que nous renversons les rôles!
Chacun
d’entre vous aura senti qu’est projetée vers
lui une attente. Il devient donc, jusqu’à un certain
point, un de ces éléments de désir d’un
autre Être. Est projetée vers lui une attente qu’il
soit d’une telle façon, qu’il s’exprime
d’une telle façon, qu’il crée dans telle
direction, pour se conformer à un ensemble, pour répondre
à des exigences d’individus, et certes, comme il
veut être aimé, il y a fort à parier qu’il
va tenter de répondre à ce qui est projeté
vers lui.
Rappelez-vous
qu’être aimé, être reconnu comme étant
uni au centre de la vie, au centre de l’Univers est certainement
l’aspiration ou le besoin le plus ultime et le plus légitime
de chaque Être. Alors, sachant qu’un Être veut
être dans l’amour, donc dans l’union, et que
sont projetées vers lui des attentes, alors il y a fort
à parier que l’Être va tenter de répondre
à ces attentes, c’est-à-dire de faire et d’être
ce qu’il croit que les Êtres autour de lui veulent
qu’il fasse et qu’il soit pour être aimable,
donc, pour lui, pour être aimé.
Or,
ce faisant, répondant ou tentant de répondre à
ces attentes, que fait-il? Il va délaisser ses propres
inspirations, ses propres pulsions à s’exprimer selon
sa voie, son essence, son individualité. Allons un pas
de plus, s’il vous sied. Non seulement il risque de délaisser,
mais l’ampleur des attentes de son environnement pourrait
faire en sorte qu’il risque de ne même pas entrer
en relation avec ses pulsions.
Nous
entendons, par pulsions, non pas les impulsions qui l’entraînent
dans toutes les directions. Nous entendons, par pulsions, une
énergie de création, une énergie de vie associée
à l’énergie kundalinique, à la shakti,
une énergie de création à la fois universelle
et individualisée. Donc, ou bien il va la délaisser,
ou bien, dans certaines situations, il ne va même pas entrer
en relation consciente avec cette énergie. Il sera rapidement
appelé ou happé par les demandes de l’extérieur.
Donc,
il tente de répondre à ce que tout son environnement
lui témoigne comme étant ce qu’il a à
offrir pour être accepté, pour être aimé.
Or, les Êtres autour de lui ne seront jamais totalement
satisfaits de ce qu’il offre. Pourquoi? Parce qu’un
Être humain ne peut pas se satisfaire de ce qu’un
autre Être lui offre pour vivre la joie pure et l’extase.
Voyez
bien ce cercle vicieux qui se crée. Un Être humain
ne peut sentir une satisfaction profonde, réelle, une joie
que dans l’expression de ce qu’il est véritablement.
Or, même si un Être tente de répondre à
ses attentes, l’attente est beaucoup trop vaste pour qu’il
puisse vraiment y répondre. Comment vous, par exemple,
pourriez-vous faire en sorte qu’un Être – imaginez
votre voisin, votre collaborateur professionnel ou votre conjoint
ou conjointe – sente qu’il est totalement expressif
de ce qu’il est lui-même?
Voilà
qui est impossible, n’est-il pas? Qu’est-ce que vous
pourriez faire pour que l’autre sente qu’il utilise
pleinement tout son potentiel? Voilà une commande qui ne
peut pas être remplie. Vous pouvez bien sûr stimuler
un Être, vous pouvez bien sûr tenter de répondre
à ses désirs. Vous ne pouvez pas vivre pour lui.
Vous ne pouvez pas mettre en action toutes ses qualités,
ses dons. Vous ne pouvez pas vous inscrire dans ses pulsions.
Elles sont les siennes.
Donc,
les Êtres ont toujours plus d’attentes, plus de désirs
envers vous, plus de projections. Or, cela signifie que l’Être
ne ressent pas une satisfaction profonde, une joie pure à
sa vie. Il ne sent pas cette reconnaissance profonde, et pourtant,
il la cherche! Il la cherche dans son travail, il la cherche dans
l’affectivité. Il cherche toujours à être
à la hauteur, et même plus haut que la hauteur! Il
cherche l’image parfaite. Or, celle-ci n’est jamais
suffisamment parfaite. Bien sûr, il peut développer
une réussite, professionnelle, amoureuse, familiale, mais
cela ne lui confère pas cet état de satisfaction
profonde.
Alors,
si l’Être ne vit pas cette satisfaction profonde,
il va tenter d’aller vers des satisfactions plus circonstancielles,
moins profondes mais assez agréables. Il va donc commencer
à projeter ses propres désirs. Au départ,
il cherche à remplir les désirs des autres. Cela
n’est pas que philosophique. Observez les enfants. «
Ils ont bien sûr leurs besoins » – direz-vous.
Bien sûr, ils ont des besoins vitaux, mais ils cherchent
à répondre aux désirs de leur environnement,
de leurs parents, de leurs maîtres éducatifs, et
bien sûr, ils sont souvent dans une sensation d’inconfort
très rapidement, car en tentant de répondre aux
autres, souvent, ils placent leurs pulsions en réserve.
Que vont-ils apprendre très rapidement? Aussi à
avoir des désirs, c’est-à-dire des éléments
extérieurs qui provoquent des satisfactions immédiates,
s’il y a obtention de ces désirs.
Nous
dirons donc que ces désirs sont des compensations, des
éléments satisfaisants, circonstanciels, périphériques,
superficiels, qui permettent toutefois de continuer le chemin
en recherchant un bonheur beaucoup plus inscrit dans l’Être.
Or, plus ces désirs sont présents, plus ces satisfactions
de surface sont présentes, et plus l’Être aura
tendance à oublier qu’il recherche un bonheur profond,
ou bien il s’imaginera que le bonheur profond est associé
à un élément plus important qu’il peut
désirer. Donc, plutôt que de désirer simplement
avoir un bon repas à la fin de sa journée, il va
désirer avoir une grande demeure pour préparer ce
bon repas.
Il
a obtenu ce bon repas et il a eu une satisfaction. Maintenant,
comment pourrait-il faire en sorte que cette joie instantanée
puisse être plus continue? Parce que l’Être
humain ne veut pas vivre de petites joies ainsi. Il veut vivre
des joies continues et, s’il vous sied, ne l’en blâmez
jamais. Et nous vous dirons : S’il vous sied, lorsqu’un
Être humain se présente devant vous dans la recherche
d’une joie pure continue, infinie, alors ne tentez pas de
le dissuader de sa recherche, car cela, non seulement est accessible,
mais chaque Être humain accédera à cela un
jour ou l’autre, dans une vie ou dans une autre, une sensation
de joie pure et continue.
Donc,
revenons à ce repas. Il est savoureux, il vous offre des
joies du palais, et aussi des joies d’une détente,
peut-être même des joies de l’estomac. Mais
là, il y a certains risques que certaines joies du palais
ne soient pas en accord avec les joies de l’estomac. Déjà
là, il y a un piège. Il faudra bien que les joies
du palais soient très grandes pour pouvoir supporter les
désaccords de l’estomac.
Mais
s’il y a ces joies, elles sont éphémères.
Donc, l’Être aura d’autres désirs, qu’il
espère être plus continus. Si le repas est éphémère,
une demeure chaleureuse, somptueuse, lumineuse, elle, sera continue.
Alors, s’il accède à cette demeure, il sera
potentiellement – croit-il – dans un bonheur continu.
Mais bien sûr, plusieurs d’entre vous ont vécu
cette demeure lumineuse, chaleureuse. Or, il faille bien, dans
cette demeure chaleureuse, un partenaire, car lorsque la joie
de la demeure est ressentie, bien que l’Être puisse
l’apprécier, la sensation de joie pure, elle, a cédé
sa place à une forme de mouvement simple plus réduit.
Donc,
l’Être aura un autre désir : qu’il y
ait un partenaire ou une partenaire dans cette demeure. Lorsqu’il
y aura le partenaire idéal dans cette demeure idéale
devant un repas idéal, il y aura le bonheur pur continu.
Or, même en faisant fi de tous les obstacles, de tous les
écarts dans la construction de ces désirs, même
en imaginant que le partenaire idéal se présente
dans la maison idéale devant le repas idéal, il
y a une forme d’accoutumance, et le bonheur – la satisfaction
pure – est encore recherché dans un autre élément.
Quel sera le prochain élément du désir?
Nous
pourrions ainsi continuer longuement, n’est-il pas? Vous
avez connu ce processus. Où s’arrêtera-t-il?
Lorsque des Êtres ont une grande capacité de concrétiser
leurs désirs, lorsque des Êtres, par exemple, sont
très bien nantis matériellement, ont une santé
très puissante, présentent une grande beauté,
un grand charme extérieur, ils peuvent répondre
à plusieurs désirs. Et lorsqu’ils répondent
à tous les désirs, que se passe-t-il? Lorsque tous
les désirs ont été assouvis et qu’il
n’y a plus de désirs, que se passe-t-il? L’Être
qui a orienté sa vie vers la satisfaction de ses désirs
n’a plus d’orientation?
Vous
observerez, car ces Êtres, il y en a plusieurs sur cette
Terre, vont se diriger vers la recherche de sensations intérieures
beaucoup plus grandioses, au-delà de ce que l’obtention
de leurs désirs a permis. Ils iront vers des expériences
ultimes, soit peut-être vers des changements d’états
intérieurs causés par des drogues ou de l’alcool,
ou vers une recherche spirituelle. En d’autres termes, lorsque
tous les désirs d’un Être humain incarné
ont obtenu leur réponse, l’Être cherche encore
la joie pure, le bonheur et l’extase.
L’Être
peut faire cette recherche dans différentes voies. Or,
si des Êtres ont pu atteindre cet état où
ils ont comblé tous leurs désirs, ils ont encore
la possibilité de se détruire, c’est-à-dire
par exemple qu’ils iront vers des actes, des gestes d’intensité
pour ressentir une vibration, une sensation, ou ils iront vers
des drogues pour vivre autre chose. Ils iront mettre en danger
leur propre existence. Pourquoi? Pour vivre. Pour vivre intensément.
Mais un très grand nombre d’Êtres n’auront
pas pu se rendre à ce niveau. Pourquoi? Parce que dans
la recherche de satisfaction de ces désirs, ils se seront
détruits. Déjà, dans certaines compensations
alimentaires, il y aura des destructions.
Déjà,
certains Êtres, dans la recherche de bonheur projetée
vers un autre Être, connaîtront des désillusions
profondes, iront vers de telles tristesses. Certains vont s’anéantir,
se juger, se détruire, parce qu’ils ont recherché
dans l’autre leur bonheur. Donc, ce que nous vous disons
est que les désirs entraînent l’Être
dans la destruction, soit dans le parcours, soit à la fin
du parcours, ou bien dans une voie spirituelle. Il vous faille
observer cela.
Nous
ne pouvons pas vous convaincre. C’est ce que nous vous disions,
d’entrée de jeu. Afin de saisir ce propos et de permettre
la libération, il faille qu’il y ait une expérience
d’incarnation. S’il n’y a pas d’expérience
d’incarnation, nous vous dirons : Allez vivre un peu! Allez
vers les désirs! En fait, on ne vous dira pas : Cessez
tous vos désirs. N’attendez pas cela de nous. Au
contraire, nous allons dire : Tentez de combler les désirs.
Allez
tenter de combler des désirs afin de vous rendre compte
qu’en les comblant, il y a certes des joies du moment, mais
il n’y a qu’un autre désir qui surgit. Celui-ci
émerge de façon tout à fait naturelle parce
que la joie, la satisfaction ne sont pas suffisamment intenses,
continues, ne sont pas une réponse réelle, ne sont
pas la réponse que l’Être attend, d’une
part, et d’autre part parce que l’Être vit des
inconforts dans cette recherche de satisfaction.
Donc,
nous pourrions vous dire ceci : Allez, chères Âmes,
allez tenter de répondre à tous vos désirs,
et vous nous reviendrez lorsque vous serez las. Allez jouir de
tout, et lorsque vous serez dans l’inconfort, dans la douleur
ou que vous serez très las, revenez, et nous continuerons.
Mais peut-être y êtes-vous déjà! Et
peut-être avez-vous suffisamment ressenti d’inconforts
ou peut-être avez-vous déjà ressenti suffisamment
de lumière en vous pour comprendre que les désirs
ne peuvent pas répondre à la véritable aspiration
de l’Être et que la seule façon pour un Être
humain de vivre le bonheur, la joie pure de façon continue
est de ressentir en lui l’union à l’Univers
et que celle-ci signifie mouvement continu créateur, parce
que c’est ce qu’est l’Univers.
Lorsque
vous voulez vous unir vraiment avec un Être pour sentir
cette union, vous serez un peu comme cet Être, n’est-il
pas? D’ailleurs, voilà une partie de vos malheurs!
Lorsque vous voulez être uni à un Être humain
par désir, par recherche de bonheur et que vous tentez
de répondre à tout ce qu’il est et à
tout ce qu’il veut, jusqu'à un certain point, vous
vous détruisez tôt ou tard. Alors, vous nous direz
: Quelle est l’union? Vous ne vous unissez pas à
l’Être humain dans sa personnalité. Cela ne
fonctionnera pas. Plusieurs d’entre vous avez déjà
expérimenté cela. Vous allez vous unir à
l’Être universel dans cet Être.
Vous
vous unissez à un Être déjà en mouvement,
déjà dans un mouvement créateur. Ce à
quoi vous vous unissez, c’est sa lumière, et non
pas sa personnalité, car vous risquez alors soit de vous
dissoudre, vous, en tant qu’individu, soit, à l’inverse,
d’avoir un rôle de pouvoir sur l’autre. Vous
avez pu expérimenter les deux rôles, soit d’être
au service d’un Être, soit d’avoir un pouvoir
sur cet Être, et vraiment, après un certain temps,
il n’y a pas une position qui est plus agréable que
l’autre.
Jusqu’à
maintenant, voilà tout ce propos, que vous saviez déjà,
pour que l’on puisse ensemble constater que telle n’est
pas la voie. Celle-ci est, pour un Être humain, d’entrer
dans un mouvement créateur, c’est-à-dire dans
une expression de lui-même. De lui-même. Il faille
donc qu’il puisse retrouver au plus profond de lui cette
pulsion de vie qui se définit. La pulsion de vie non définie,
vous l’avez, bien sûr, sinon, vous ne seriez pas là.
Vous ne seriez pas dans cette vie. Vous auriez quitté ce
monde. Il y a une pulsion de vie.
Cette
pulsion de vie, c’est l’énergie kundalinique.
Cette énergie vous a permis de vous incarner, de naître,
de croître, de continuer votre route malgré des douleurs,
des insatisfactions, des déséquilibres, des moments
difficiles. Il y en a eu plusieurs, pour vous, des moments difficiles
physiquement, matériellement, affectivement, psychiquement,
et vous avez continué votre route. C’est la pulsion
de vie. C’est l’énergie shaktique. Elle est
si puissante que vous continuez votre route. Alors, cette pulsion
de vie, ne la reniez pas. Elle est toujours présente.
Maintenant,
comment peut-elle, elle, se définir en vous pour que vous
soyez dans la joie pure? Vous savez, la joie pure, c’est
la joie du cœur. L’amour réel, c’est l’Être
qui est dans ce mouvement universel créateur, qui vibre
tant à sentir qu’il est uni à l’Univers
qu’il a un amour pour lui-même qui rayonne et qui
émane vers les autres. Voilà l’amour. Cela
est au niveau du cœur. Alors, quelle est votre expression
à vous?
Afin
de mettre cet élément en place, cette expression,
il faille que vous puissiez recontacter en vous quels sont vos
dons, vos qualités, vos talents réels, purs et véritables,
c’est-à-dire l’expression du Je Suis véritable,
lorsque vous êtes disponible à vous-même. Lorsque,
pour un moment, vous n’êtes plus à tenter,
ni de satisfaire les autres, ni à la recherche de la satisfaction
d’un désir, qu’est-ce qui existe en vous? Quelle
est l’envie profonde, le goût profond? Comment la
vie pourrait-elle se manifester? Si vous étiez totalement
libre, que mettriez-vous en place? Donc, il y a cette sensation
de vous-même.
Imaginons,
par exemple, qu’un Être ressente au plus profond de
lui-même qu’il est un artiste-peintre. Il se sent
vivre et vibrer à imaginer même qu’il soit
artiste-peintre dans sa vie, et un autre à ses côtés
se sent vibrer et se réjouit dans la perspective qu’il
pourrait collaborer à la santé des Êtres humains.
Donc, l’un est artiste-peintre, l’autre est potentiellement
un Être qui œuvre pour la guérison des Êtres
humains, et l’autre ressent qu’il a vraiment des talents
au niveau de la transformation de la matière, qu’il
peut, par exemple, construire des demeures.
Voilà
cet élan qui se manifeste, qui se concrétise dans
un mandat. Maintenant, la sensation de cela ne sera pas encore
suffisante pour permettre à l’Être de se libérer.
Pourquoi? Imaginons l’Être qui ressent en lui ce don,
ce talent pour la peinture. Il peut simultanément ressentir
que des Êtres ont des attentes et des envies de peintures.
Alors, à partir de son don de peinture, il pourra tenter
de rechercher à satisfaire les Êtres autour de lui.
Et voilà, nous sommes à nouveau dans le piège!
Et
voilà l’Être qui a des talents pour la construction
qui tente de répondre à chaque projection vers lui.
Alors, il met au profit des autres ses talents. « Voilà
déjà qui est un peu plus satisfaisant » –
direz-vous. Toutefois, si l’Être est artiste-peintre
et qu’il fait plutôt la cuisine, il peut sentir déjà
des contractions. Seront-elles plus grandes que s’il peint
mais en le faisant pour remplir les demandes des autres?
Nous
ne pouvons répondre à ce questionnement, car s’il
ne parvient pas à jouir de sa peinture parce qu’il
peint pour répondre aux autres, il pourra se sentir plus
prisonnier que s’il fait la cuisine pour eux, parce que
cela pourrait être une plus grande désillusion. Imaginez
vous exprimer à partir de vos talents véritables
et vous le sentez, et vous n’êtes pas heureux. Il
y a là une grande désillusion qui peut être
beaucoup plus destructrice que lorsque vous vous exprimez à
partir d’un élément qui n’est pas vôtre,
car à ce moment, il pourrait toujours rester un espoir.
Alors,
comment orienter tout cela? Orientation. Voilà le terme
qu’il faille mettre en évidence, en lumière
: orientation de l’Être. Orienter ses talents, orienter
l’utilisation de ses dons. Comment va-t-il les orienter?
Voilà les idéaux qui ont à naître,
les idéaux qui permettent à l’Être une
orientation. Il utilisera ses talents dans une direction, dans
une orientation particulière qui fera en sorte qu’il
va se respecter.
Bien
sûr, n’allez pas, ici, trop rapidement fermer la porte.
Nous sommes à observer l’ultime de l’Être.
Par la suite, nous observerons comment tout cela peut se mettre
en place. Voyez plutôt les fondements de la vie, le mouvement
de l’Être qui se respecte profondément. Un
idéal ou des idéaux sont en soi un soleil, une étoile,
qui permettent à l’Être de s’orienter,
de tracer une voie dans son existence, une perspective, une direction
pour utiliser ses talents, et certes, dans cette voie, il pourra
établir des buts à atteindre.
L’idéal
n’a pas à être atteint. Il faille dès
lors bien le saisir. Notez-le bien, parce que si un Être
inscrit qu’il faille atteindre l’idéal, alors
il risque de vivre beaucoup de désillusions, beaucoup d’appréhensions
et aussi des contractions, parce que si un Être porte comme
idéal que son mouvement, son expression, sa peinture ou
ses maisons sauvent le monde, alors, bien que cela soit possible,
il risque de vivre de grandes douleurs, si l’idéal
n’est pas atteint.
L’idéal
a pour but d’éclairer un chemin, de créer
une voie. C’est à cette étape qu’un
autre piège se présente, celui de ne vivre que dans
l’espoir de la réalisation de l’idéal,
donc de vivre dans un rythme et dans une forme qui ne respectent
pas l’Être dans tout ce qu’il est. En d’autres
termes, il ferme les yeux sur tout jusqu’à ce que
son idéal soit rempli. Il inscrit en lui qu’il ne
vivra le bonheur et la joie que lorsque l’idéal sera
atteint. Donc, il ne s’autorisera pas aux satisfactions
sur le parcours que peut lui offrir son mouvement créateur
même.
Là,
il y a une fixation. Il y a le risque d’une voie d’ascétisme
où l’Être ne s’autorise pas à
jouir du repas. Il est toujours là, ce repas, vous savez,
de la demeure lumineuse et chaleureuse, du conjoint aussi chaleureux!
Pourquoi? Parce que, L’Être a alors une fixation,
une projection vers l’idéal, et son idéal
devient un désir. Il n’a fait que projeter vers un
élément d’un autre niveau, beaucoup plus ultime,
son bonheur. L’Être a confondu l’idéal
à travers la hiérarchie de ses désirs. Il
faille donc que l’idéal soit associé, non
pas à ce qui va produire le bonheur, mais plutôt
à ce qui va permettre à l’Être d’orienter
l’utilisation de ses talents.
Alors,
une vie peut s’écouler dans la tentative d’orientation.
C’est pourquoi il est essentiel pour un Être humain
de faire naître ses idéaux. L’idéal,
dans la conscience qu’il inspire une lumière, ouvre
une voie, guide des pas, permettra à l’Être,
non seulement de s’unir à cet idéal, mais
d’orienter sa vie. Pouvez-vous, en ces termes, comprendre
qu’il s’agit d’un phare qui guide tous vos pas?
Combien
de choix, combien de décisions se présentent à
vous dans une vie, dans une année, dans un mois, et même
dans une journée? Une multitude, n’est-il pas? Et
souvent, il y a des décisions qui sont simples, très
affirmées, parce qu’il y a des désirs dans
une direction, et quelquefois, il y a beaucoup de confusion. L’idéal
permettra aux choix d’être facilités.
En
allant vers ce qui vous est présenté, êtes-vous
toujours dans la direction de votre idéal? Si vous n’y
êtes pas mais que vous êtes très appelé
vers ce choix, alors voilà une suggestion, un appel à
réitérer, à revoir vos idéaux. Sinon,
le choix est simple. Vous avez plusieurs choix vous offrant plusieurs
voies. Lesquelles sont en direction de votre idéal? Voilà
comment les idéaux vous permettent à chaque jour
une guidance réelle. L’union à ces idéaux
facilite votre vie, et certes, progressivement, va vous permettre
de relâcher votre attachement à vos désirs.
Pourquoi
êtes-vous attaché à vos désirs? Parce
que ces désirs les plus simples, lorsqu’ils se concrétisent,
vous offrent des joies, et les autres vous offrent un espoir.
L’idéal va non seulement remplir ces rôles,
mais surtout, simultanément, va vous permettre d’orienter
l’utilisation de vos talents, de votre création.
Lorsque
nous vous disons Maître de vous-même, nous vous disons
: Vous êtes un Être incarné, vous avez des
talents, vous avez des idéaux, et ceux-ci vous guident
dans l’utilisation de vos talents. Cela ne signifie pas
que vous avez des œillères et qu’aucune autre
forme de vie ne peut exister simultanément. Au contraire,
il faille que vous soyez des Êtres vibrants, que vous puissiez
goûter cette vie totalement, en jouir. Alors, bien sûr
que toutes les joies que vous ne voulez pas délaisser,
les joies du palais, par exemple, les joies de certaines relations
affectives, les joies de certaines activités, toutes les
joies que vous avez peur de perdre dans une vie spirituelle, pourquoi
ne pourraient-elles pas exister?
Elles
peuvent beaucoup mieux exister lorsque vous êtes dans cette
direction, dans cette tentative d’expression de vos dons
vers vos idéaux. Pourquoi? Parce que plus vous allez utiliser
vos talents, plus vous allez utiliser cette énergie créatrice
dans la direction des idéaux, et plus vous allez goûter
des satisfactions, plus vous allez vous diriger vers un bonheur
réel, donc plus vous pourrez aller vers ces éléments
sans en abuser.
Si
vous aimez ce que produit comme satisfaction un élément
dans votre palais, pourquoi vous en priver? Toutefois, s’il
y a pour vous des satisfactions dans votre voie, ce goût
au palais n’a plus le pouvoir sur vous qu’il avait.
Il n’est plus le seul élément de satisfaction
du jour, ou il n’est plus un des éléments
parmi plusieurs ainsi. Donc, vous le goûtez, il vous plaît,
mais il n’y a plus cette nécessité de compensation
qui entraîne la destruction, quel qu’il soit.
Nous
utilisons la joie du palais, mais nous pouvons utiliser aussi
la recherche d’une satisfaction ou d’une image de
vous-même dans le travail professionnel. L’un ou l’autre
entraîne l’Être dans sa destruction, dans un
abus de lui-même. Plus vous êtes dans cette orientation
vers les idéaux, plus vous vous unissez à vos idéaux,
et plus vous pourrez jouir de tous les éléments
de la vie sans qu’ils ne vous détruisent. Voilà
qui est loin de l’ascétisme!
Nous
vous dirons ainsi : Mangez tout ce que vous voulez! Mangez-en
dans toutes les quantités que vous voulez! Pourquoi? Parce
que vous savez que vous ne serez pas dans l’abus. Pourquoi
l’abus? Pourquoi abuser d’un travail? Pourquoi abuser
d’une relation sexuelle? Pourquoi abuser de nourriture?
Pourquoi les Êtres abusent-ils jusqu’à se détruire,
croyez-vous? Parce que leur satisfaction vient de là. Alors,
ils en veulent plus! C’est simple.
Mais
si la satisfaction, la joie, vient de la voie, alors ils peuvent
aussi goûter tous ces éléments, en profiter
bien davantage, car il n’y a plus la nécessité
d’obtenir toute la satisfaction d’eux, et là,
ils ont une satisfaction déjà beaucoup plus grande.
C’est ainsi que l’Être très orienté
jouit beaucoup plus de toutes les formes de vie qu’un Être
qui n’est pas orienté. L’idéal permet
à l’Être de s’orienter.
Est-ce
que nous vous avons transmis qu’il vous fallait faire des
diètes? Est-ce que nous vous avons transmis qu’il
fallait être dans la chasteté? Est-ce que nous vous
avons transmis qu’il fallait ceci ou qu’il fallait
cela? Non. Lorsque la vie d’un Être est orientée
vers ses désirs, il est tôt ou tard soumis à
une forme de diète! Il devra aller vers une diète
alimentaire, une diète de travail, une diète sexuelle.
Pourquoi? Sinon, il y a trop de poids, trop de destruction. «
Il doit se modérer » – direz-vous. Vous êtes-vous
rendu compte qu’une diète est extrêmement frustrante
pour un Être humain?
Diète
signifie une forme de jeûne, une forme de contraction. L’Être
doit se limiter. Nous vous disons que l’Être est illimité,
et là, il faille se limiter. Comment cela peut-il se placer
dans une voie spirituelle? Spirituellement, nous disons : «
L’Être est parfait, il est illimité »,
et pour ce faire, il faudrait qu’il se limite. Vous voyez
que cela ne tient pas la route!
De
par nature, toute contraction, toute diète, toute limitation
ne crée pas la joie chez un Être. Donc, sentez-vous
bien naturel. Si cela est difficile pour vous, cela est naturel.
Vous êtes sur la bonne voie.
On
ne vous a pas dit : Éliminez un désir. L’on
vous a transmis ce que créaient les désirs. Nous
vous avons dit aussi : N’allez pas dans la culpabilité.
Alors, comment se libérer des désirs sans se limiter
et sans culpabiliser? Il faille changer de perspective. Tant que
votre vie est orientée vers les désirs, qui apportent
des satisfactions mais dont il faille se limiter afin de ne pas
se détruire, cela crée de plus en plus une atmosphère
désagréable.
Or,
ce que nous vous disons, simplement, c’est : Laissez ces
désirs exister, et orientez votre vie à partir des
idéaux. Faites renaître les idéaux, et si
vous n’êtes pas certain des idéaux, alors rééditez-les
à chaque jour. N’allez pas fixer vos idéaux
une journée, et voilà, vous devez les suivre pour
toute votre vie. Imaginez que vous vous soyez confondu et que
votre idéal émergé soit à nouveau
un désir.
Il
vous faille être de plus en plus uni à ces idéaux,
donc qu’ils puissent vivre en vous, s’affiner, s’exprimer,
être ressentis. L’idéal n’est pas défini
intellectuellement, il est ressenti intérieurement. C’est
un appel de l’Être. Déjà, parce qu’il
existe, l’Être vibre. Il apporte un sens à
cette vie, à cette incarnation, en lui fournissant une
orientation. De cette façon, déjà, il permet
une moins grande propension à la dépression, celle-ci
étant une perte de sens de la vie. L’idéal
nourrit le sens de la vie.
Comment
pouvez-vous aller vers cet idéal à partir de vos
talents, de vos dons, et non pas de ce que vous devez apprendre?
Il faille que ce soit vibrant, qu’il y ait une sensation
de joie. Si vous devez aller vers une voie qui est pour vous contraignante,
lourde, difficile, désagréable, contractée,
destructrice, alors c’est parce que vous allez vers cet
idéal, mais non pas avec vos talents. La relation dons
et idéal doit être directe. L’utilisation des
talents sans idéaux pour la satisfaction des autres peut
vous détruire. La direction vers un idéal à
partir des éléments qui ne vous correspondent pas
peut aussi vous détruire.
Donc,
il y a un rapport juste, et ce rapport juste est à l’intérieur
de vous. Il s’établit par inspiration dans un espace
d’intimité. Il ne vous sera pas dicté, ni
par vos parents, ni par l’église, ni par votre école,
ni par qui que ce soit. Il peut vous être, bien sûr,
éclairé. Vous pouvez recevoir certaines stimulations.
Il peut y avoir des éléments extérieurs qui
vous éveillent, mais qui vous éveillent à
vous-même.
Il
ne peut être que ressenti. Ressentir vos dons, vos talents,
cela ne signifie pas que ces talents n’ont pas à
être développés, vous savez. Un Être
peut ressentir un appel vers la peinture et être totalement
inhabile à la peinture et il devra expérimenter,
voire même aller vers une certaine formation, peut-être,
mais il n’y sera pas dans un labeur. Même s’il
a des difficultés à laisser émerger ce talent,
il aura déjà un plaisir. Il faille que vous saisissiez
que si l’Être a cet appel vers ce talent, qu’il
a un idéal, et même s’il doit aller avec certains
efforts pour faire renaître ce talent, il prendra plaisir
à ces efforts. C’est cela, la notion de joie. Ce
n’est pas une joie de simplement un instant. C’est
une joie beaucoup plus profonde.
Lorsque
l’Être s’unit ainsi, lorsqu’il permet
cette corrélation juste entre dons, talents, qualités
et idéaux et qu’il inscrit cela progressivement dans
sa vie, alors, peu à peu, les désirs vont se dissoudre.
Peu à peu, sans aucune forme de diète! C’est
joyeux, n’est-il pas?
Alors,
par exemple, s’il y a un élément que vous
désirez ou un désir même que vous obtenez,
auquel vous êtes attaché, qui existe dans votre vie,
ne tentez pas de vous en libérer. Ne faites pas d’efforts.
Ne tentez pas de le dissoudre. Voilà qui vous étonne,
n’est-il pas? Vous savez, il y a un piège important,
et des Êtres autour de vous ont vécu ce piège.
Dans une conviction qu’un désir pour eux était
destructeur, ils ont fait de grands efforts pour s’en libérer.
Ils ne s’en sont pas libérés. Ils l’ont
occulté. Ils ont occulté le désir, ils ont
arrêté leurs pas pour satisfaire ce désir,
mais rien ne l’a remplacé. Ils se sont détruits.
Imaginons,
par exemple, un Être ayant de grands désirs sexuels
qui, dans une grande aspiration spirituelle, choisisse la chasteté.
S’il n’est pas dans l’utilisation de ses talents
profonds vers un idéal très bien défini,
si c’est une inscription influencée – par exemple,
un Être, influencé par son environnement, a choisi
que telle forme de religion devait être son parcours –
alors, il va vers la chasteté. Devons-nous poursuivre l’exemple
ou avez-vous suffisamment observé le monde autour de vous
pour comprendre les distorsions que cela a créé?
Il
y a des Êtres qui, bien sûr inspirés par leur
idéal spirituel, ont utilisé des talents de prêcheur,
des talents d’enseignant, des talents de guérison
qui, dans cette voie, ont vraiment pu être de grands créateurs
et, certes, ont canalisé cette énergie sexuelle.
Mais certains Êtres n’ont pas pu le faire, et cela
a ouvert la porte à moult déviations. C’est
un exemple extrême pour que vous saisissiez ce qui se crée
lorsque l’Être paraît fort, tente d’éliminer
un désir qui n’est pas, remplacé par une voie
qui aspire l’Être et l’entraîne vers une
joie réelle.
Cela
est vrai pour les compensations et les désirs. Par exemple,
il y a des Êtres parmi vous qui tentent d’arrêter
de fumer. Si, pour un Être, fumer ce tabac apporte un moment
de joie, de satisfaction, de détente, sachant que cela
est aussi destructeur, ils peuvent faire un effort pour cesser,
mais si cela n’est pas remplacé, ils vont occulter,
se contracter, et souvent remplacer par un élément
aussi destructeur.
La
perspective que nous vous présentons, le regard spirituel,
ne consiste pas à enlever des éléments de
votre vie, mais plutôt à vous orienter, à
projeter votre regard dans une orientation et à entrer
progressivement dans cette orientation de telle sorte que vous
vous libériez de vos désirs, sans effort, simplement
en choisissant de conserver votre regard dans une direction. Ce
dont nous vous entretenons actuellement, c’est la voie spirituelle,
et certes, quels que soient les rituels, quelles que soient les
perspectives – parce qu’il y a différentes
voies spirituelles – elles se présentent toutes à
l’intérieur de cette grande voie.
Certaines
voies spirituelles vous demandent de faire un petit effort, certaines
autres vous suggèrent d’aller dans toutes les sensations
afin de retrouver vos véritables sensations, mais voyez
qu’elles sont toutes dans une même direction, celle
d’en arriver à exprimer votre véritable Être
vers l’idéal et que ce qui est destructeur puisse
s’effondrer.
Nous
allons vous proposer ces éléments, ici, avant de
répondre à vos questionnements. Que l’idéal
ne soit pas qu’un élément philosophique. Que
vous puissiez écrire vos idéaux. Nous vous suggérons
même d’avoir, vous savez, ce petit livret des idéaux
en mouvance. Écrivez vos idéaux. Si vous reconnaissez
l’importance des idéaux comme lumière de la
lumière, écrivez-les, et n’hésitez
pas à les voir se transformer.
Dans
ce livret des idéaux, n’hésitez pas aussi
à nommer vos talents, vos pulsions. Ne faites pas cela
une fois dans votre vie, ni simplement lorsque tout va mal. Au
contraire, lorsque tout va bien, c’est encore plus facile.
Faites en sorte que ce petit livre soit vivant, actualisé,
et que vous soyez jour après jour associé à
vos idéaux.
Nous
vous dirons qu’une recette joyeuse, simple et infaillible
pour vous guider vers votre bonheur est qu’à chaque
jour vous preniez quelques secondes pour réitérer
vos idéaux et réitérer vos talents. S’il
vous sied, n’ayez pas peur d’être dans l’orgueil.
Vous n’avez pas à publier vos talents pour tous les
Êtres. Affirmez-les intérieurement. Quelques secondes.
Voilà
pour les idéaux. Maintenant, lorsque des choix se présentent
dans votre vie, si vous ne savez pas quoi choisir, s’il
y a confusion, ou si vous sentez que le choix que vous allez faire
vous rend inconfortable, ouvrez votre livret. Est-ce que le choix
respecte vos talents et vos idéaux? S’il ne les respecte
pas directement, est-ce qu’il ouvre une voie vers le respect
de vos talents et de vos idéaux? Il ne faille pas être
borné, vous saisissez.
Il
y a des opportunités qui ne sont pas une expression directe
de vos talents mais qui ouvrent une voie à ce que vous
soyez plus autonome pour aller vers vos talents ultérieurement.
Alors, est-ce que l’opportunité peut nourrir, peut
favoriser l’expression de vos talents vers vos idéaux,
directement ou indirectement? Sinon, alors cette voie causera
pour vous de grands torts. Soyez toutefois très honnête
avec vous-même. Par exemple, il se peut qu’un travail
vous soit proposé. Vous dites : « Je n’utilise
pas mes talents réels. » Mais ce travail toutefois
vous offre une certaine autonomie matérielle qui vous permettra
peut-être d’utiliser vos talents par la suite. Soyez
honnête avec vous-même.
Parallèlement,
nous vous suggérons de nommer vos désirs. Vous n’avez
pas à les publier. Nommez tous vos désirs. N’en
oubliez pas dans de petits détours. Nommez tous vos désirs
de telle sorte qu’ils ne vous avilissent pas, qu’ils
ne vous contrôlent pas, que vous soyez très conscient
: « Voici, j’ai tel désir, ce désir,
ce désir. » Ne faites que les nommer, pour qu’ils
soient présents à votre attention.
C’est
simple! C’est tout. Vous attendiez une discipline difficile?
Mais nous savons que vous ne le ferez pas et que nous nous retrouverons
à nouveau.
Nous
vous taquinons, certes.
S’il
vous sied, fermez vos yeux un instant. Depuis plusieurs mois,
nous vous avons suggéré, lorsque vous rencontrez
un Être, de lui transmettre un élément qui
vous fait vibrer, une lumière que vous reconnaissez en
lui, afin de nourrir des aspects lumineux de cet Être. Alors,
retrouvez un espace d’intimité avec vous-même
et, dans cet espace d’intimité, laissez émerger
de vous un Être qui est dans votre environnement. Ce peut
être l’environnement professionnel, affectif, familial,
amical. Laissez émerger un Être, et imaginez que
vous vouliez collaborer à ce qu’il s’unisse
à ses idéaux pour se libérer de ses désirs.
Que pourriez-vous faire? Sûrement pas continuellement lui
dire qu’il a ce désir qui le détruit. Vous
allez mettre en lumière un de ses talents ou un idéal
que vous percevez en lui.
Alors,
portez votre attention sur cet Être et tentez de ressentir
de lui quel idéal il vise, consciemment ou inconsciemment,
quelle orientation totale ou partielle de cet Être vous
inspire vous. Par exemple, vous sentez qu’un Être
œuvre toujours pour la paix ou pour la santé, qu’il
œuvre pour la justesse ou la justice. De cet Être qui
a émergé en vous, il y a un aspect lumineux qui
est associé à un idéal que vous aimez en
lui. Faites-le ressortir maintenant.
Ce
peut être de grands thèmes comme la paix dans le
monde, comme la justice dans le monde, ou ce peut être quelque
chose de beaucoup plus simple. Dans le cadre professionnel, il
cherche toujours à ce que tout soit apaisé entre
les collaborateurs. Voyez en lui ce qui vous inspire, et imaginez
que, lorsque vous le reverrez, vous lui direz que cet aspect,
cette lumière qu’il cherche vous inspire.
[silence]
Maintenant,
laissez aller cet Être, sachant que vous pouvez faire de
même avec tous les Êtres qui se présentent
devant vous.
Laissez
émerger de vous un désir que vous savez vous apporter
une joie mais avec lequel vous n’êtes pas confortable.
[silence]
Tentez
maintenant d’imaginer par quel autre désir ou par
quel autre idéal vous pourriez modifier ce désir,
si vous aviez à le faire.
[long
silence]
Voilà,
simplement, dans la paix et sans effort à l’intérieur
de vous. Nous ne vous proposons que cela. Inspirez profondément,
et à l’expiration, ouvrez vos yeux.
Nous
vous avons proposé deux éléments : Observez
chez les autres ce qui ressemble à un idéal qui
vous inspire, et dites-le-leur, observez vos désirs et
nommez-les. Si cela est possible, voyez comment vous pouvez les
remplacer, mais sans effort. Chaque jour, précisez vos
idéaux et faites vos choix conséquemment, et certes,
vous pourrez vous transformer sans douleur, progressivement. Si
les désirs ont provoqué souvent des douleurs, pourquoi
provoquer des douleurs à s’en départir? Sans
douleur.
Unissez-vous
plutôt à la recherche de la joie intérieure
profonde jour après jour. Observez autour de vous ce qu’est
joie, et nommez-la bien. Plus vous vivrez dans l’observation,
dans la recherche de la joie, plutôt que dans la tentative
de ne pas être malade, plus vous serez confortable. En d’autres
termes, cherchez la santé, et non pas à ne pas être
malade. Cherchez la joie, plutôt que de chercher à
ne pas être triste. Cherchez la lumière, plutôt
que de chercher à éviter l’ombre.
Voilà,
chères Âmes. Allez dans cette union aux idéaux
sans attachement, sans provocation, mais jour après jour.
Tout ce qui est nécessaire, c’est la présence
à vous-même et la constance. Nous vous invitons à
vivre, à vibrer, à ressentir la vie, à jouir
de cette vie, et là, vous serez véritablement dans
un chemin spirituel.
Accueillez
notre Amour.
Les
Énergies du Maître Saint-Germain
Le
23 janvier 2006
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et ces quelques lignes. Merci
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2009 Pierre Lessard,
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